Chapitre quatre

Bidonville





Un samedi matin, Sabrina se réveille avec une idée en tête. Elle demande à sa maman.

"Maman. Jacques m'a invité à un pique-nique au parc ce midi." Dit Sabrina. "Je peux y aller ?"

"Pourquoi pas." Dit la maman. "Jacques est un bon ami pour toi."

Plus tard, Sabrina sort de la maison, un panier à la main plein de nourriture. Elle se dirige vers le parc municipal où attend ... Rosana, assit sur un banc.


"Je t'ai apportée de bonnes choses à manger." Dit Sabrina à son amie."Tu dois avoir faim."

"Merci" Répont Rosana. "C'est sûrement meilleur que les semelles de bottes ce matin."

Après avoir mangé qui dura des heures, Rosana prend la parole."C'est à mon tour de t'amener chez moi."


"Chouette alors!" Crie Sabrina. "Mais j'ai peur que tes parents soient fâché contre moi."

"Ne te tracasse pas pour ça. J'en ai parlé avec eux et ils sont d'accord pour te connaître."

Les deux jeunes filles se mettent en route.

Quatre kilomètres plus loins, nos deux amies passent devant des appartements désafectés.La moitiée des fenêtres sont condamnées. Ces appartements sont si vieux qu'ils peuvent s'écrouler à tout moment. On entend des craquement des planchers. Des enfants jouent dans une vieille voiture en ruine dans la rue.

"Il y a beaucoups de monde qui vit à l'intérieur de ses maisons." Dit Rosana. "Encore hier, une brique a faillit tomber sur moi."

"Quoi?!" Dit Sabrina. "Il y a des familles dans ces taudis?"

"Ce sont les seuls endroits dont les prix du loyer sont les plus bas. "Répond son amie.

Les deux jeunes filles continuent leur chemin.

Entre-temps chez Sabrina, la mère de Sabrina passe son aspirateur alors que son mari lit un journal.

On sonne à la porte. La femme arrête son aspirateur et va ouvrir la porte. C'était Jacques.

"Bonjour madame." Dit-il. "Sabrina est ici?"

"Non. Elle n'est pas avec toi? "

"Pas du tout. J'ai passé tout l'avant-midi à écouter la télévision."

Le mari arrête soudain de lire son journal pour écouter la conversation.

"Sabrina est partie avec un panier de nourriture. " Dit la femme.

"Si Sabrina n'est pas ici, je vais la chercher ailleur." Dit Jacques. "Au revoir madame."

"Grrr!" Grogne le mari. "Dès que notre fille sera de retour, elle va m'entendre! "


De retour avec nos deux amies, elles sont maintenant devant une édifice à moitié écroulée. Il suffit de regarder vers le haut pour apercevoir des chambres, des salons. ect ...

Plus loin encore, Rosana et Sabrina sont dans le quartier des orphelins C'est un quartier où les enfants qui ont perdu leurs parents se réfugient dans ce quartier.

Finalement, Rosana et Sabrina arrivent au quai.

"C'est ici que je reste." Dit Rosana à son amie.

"Tu habites dans cette maison près du quai. Elle est petite." Dit Sabrina."La peiture de la maison est à moitié partie."

"C'est que mon père a constuit la maison il y a neuf ans." Répond Rosana.

La maman de Rosana sort de la maison. "Alors, tu as emmenée ta nouvelle copine Sabrina." Dit-elle.

"Oui maman, Sabrina est mon amie." Répond Rosana.

"Bonjour madame. Je vous ai apportée de quoi manger." Dit Sabrina.

"Entrez donc les enfants." Dit la mère de Rosana.

À l'intérieur, Sabrina constate que la maison est une seule pièce. Le poele est à gauche, la table et les trois chaises sont au milieu, deux hamacs sont à droite et unpetit hamac est au fond de la maison.

"Dit maman. Où est papa?" Questionne Rosana.

"Il pêche en ce moment." Répond la maman.

"Madame. J'ai remarqué que l'eau ici est noir." Dit Sabrina

La maman de Rosana raconte aux deux enfants."Il y a des années, un pétrolier a fait naufrage. Le liquide noir s'est répendu partout. Le gouvernement de ce pays n'a pas les moyens de nettoyer les rivières."

À la fin de la journée, Sabrina quitte sa copine en lui disant au revoir. De retour chez elle, son père intervient.

"Ma fille." Dit le père. "Où étais tu durant toute la journée ?"

"J'étais avec Jasques."

"Menteuse! " Dit le père de Sabrina d'un ton sévère. "Jasques était venu au cour de la journée et il n'était pas avec toi. Où étais -tu donc ?"

Sabrina réfléchit plusieurs secondes et ...

"Tu as raison papa. Je n'étais pas avec Jasques. J'ai été au cinéma. Le film a duré trois heures. Une fois le film terminé, j'ai mangé tout mon pique-nique avec mes amis."

"T'aurais du nous le dire." Dit le père d'un ton rassurant. "On aurait été voir le film en famille. Ça va pour cette fois-ci mais la prochaine fois, avertis nous avant de quitter la maison et ne ment plus. "


(c) 1998- par Robin Gravel. Tout droits réservés.